De quelle manière envisagez‑vous votre action en tant qu’adjoint au sport ?
Mon action s’inscrit dans la continuité du travail engagé par le Maire et par la majorité municipale, avec une volonté claire : poursuivre ce qui fonctionne, renforcer la proximité avec les associations et accompagner l’évolution des pratiques sportives.
Le sport occupe une place très importante à Saint-Laurent-du-Var. C’est à la fois un facteur de santé, de cohésion sociale, d’éducation, de dépassement de soi et de lien entre les générations. Mon rôle est donc d’être à l’écoute du terrain, des clubs, des bénévoles, des éducateurs, des familles et des pratiquants.
Je m’appuie également sur la commission des sports et sur le service des sports, avec lesquels nous travaillons de manière étroite, notamment sur les dossiers qui nécessitent une attention particulière.
Qu’est‑ce qui a fait que vous êtes passé de conseiller à adjoint ? Quel a été le déclic ?
C’est d’abord une marque de confiance du Maire, que je prends comme une responsabilité. J’ai eu l’occasion, ces dernières années, de suivre de près le monde sportif laurentin, ses réussites, ses besoins, ses contraintes et ses attentes.
Je connais ce tissu associatif de l’intérieur. Je sais l’engagement que cela demande aux dirigeants, aux bénévoles, aux entraîneurs et aux familles. Être adjoint au sport, ce n’est pas simplement porter un titre : c’est être présent, disponible, réactif, et capable de faire le lien entre les associations, les services municipaux et les orientations fixées par le Maire.
L’objectif est simple : continuer à faire de Saint-Laurent-du-Var une ville où le sport a toute sa place.
Comment allez‑vous réussir à mêler vie professionnelle et engagement municipal ?
C’est une question d’organisation, de disponibilité et de travail collectif. Les manifestations sportives ont souvent lieu le soir ou le week-end, et cela demande un véritable engagement personnel.
Mais je ne travaille pas seul. Je peux m’appuyer sur les élus de la commission des sports*, sur le service des sports, sur les associations et sur les équipes municipales. Beaucoup de dossiers avancent aussi grâce à des échanges réguliers, à des réunions ciblées et à une bonne coordination entre les acteurs.
Ma priorité est d’être présent sur le terrain autant que possible, mais aussi de garantir un suivi sérieux des dossiers. L’essentiel, c’est que les associations aient des interlocuteurs identifiés, disponibles et à l’écoute.
*cette dernière est composée de Christophe Coanus, Sonia Hamoudi, Morad inghzernali, Juliette Barale, Stephane Jeannot, Jérôme GARIN, Éric Bonfils et Jean-Pierre Pauselli
Votre regard sur le milieu sportif laurentin ?
Saint-Laurent-du-Var est une ville profondément sportive. Nous avons un tissu associatif dense, dynamique, avec des clubs investis, des bénévoles engagés et de nombreux sportifs qui portent haut les couleurs de la commune.
Nous avons des disciplines individuelles qui obtiennent de très beaux résultats, comme le judo, le karaté, la lutte ou encore les activités gymniques. Les sports collectifs sont également très présents, avec le basket, le football, le rugby et d’autres disciplines qui participent pleinement à la vitalité sportive de notre ville.
Mais au-delà des résultats, ce qui fait la force de Saint-Laurent-du-Var, c’est l’état d’esprit. C’est une terre de sport, de champions et de bénévoles. Le sport y est un art de vivre, que l’on retrouve dans les clubs, dans les équipements municipaux, mais aussi dans les espaces de pratique libre : agrès, tables de ping-pong, terrains de basket 3x3, espaces extérieurs.
Notre enjeu est de continuer à encourager cette pratique sous toutes ses formes : compétition, loisir, sport santé, sport bien-être et sport pour tous.

Avez‑vous défini vos priorités pour ce mandat ?
Oui. Plusieurs priorités sont identifiées.
La première concerne la modernisation et la réhabilitation de nos équipements sportifs. Nous avons déjà engagé des travaux importants sur certaines installations, et nous allons poursuivre cette démarche avec les équipements qui nécessitent une attention particulière, comme le gymnase Carton, la piste d’athlétisme et d’autres sites actuellement en cours d’identification.
La deuxième priorité est le développement du sport santé. C’est un axe majeur. Aujourd’hui, la dynamique est réelle, avec plusieurs centaines d’adhérents suivis dans le cadre des dispositifs portés par le service des sports. Nous voulons aller plus loin, enrichir l’offre, développer les parcours santé, les parcours running et les outils d’information à destination des Laurentins.
La troisième priorité concerne les jeunes. Avec le dispositif Tremplin ados, nous voulons remobiliser les 12-16 ans qui se sont éloignés de la pratique sportive. C’est un enjeu de santé publique, mais aussi d’éducation et de prévention.
Enfin, nous voulons développer le sport en entreprise, avec des créneaux et des propositions adaptés aux actifs et aux entreprises de Saint-Laurent-du-Var. Le sport peut aussi être un levier de bien-être au travail et de cohésion.
Le maire Joseph Segura a annoncé vouloir faire preuve d’humilité et d’exigence. Comment cela va‑t‑il se traduire dans le domaine sportif ?
L’humilité, c’est rester au contact du terrain. C’est écouter les associations, les éducateurs, les bénévoles, les familles et les pratiquants. C’est comprendre leurs contraintes avant de décider.
L’exigence, c’est ne pas se satisfaire de ce qui existe déjà. C’est continuer à améliorer les équipements, à mieux accompagner les clubs, à développer le sport santé, à encourager la pratique des jeunes et à rendre le sport accessible au plus grand nombre.
Le Maire a toujours placé la proximité au cœur de son action. Dans le domaine sportif, cette proximité est essentielle. Un club, ce sont des licenciés, mais ce sont aussi des bénévoles qui donnent beaucoup de temps. Notre rôle est de les respecter, de les soutenir et de les accompagner avec sérieux.
Un mot concernant les subventions ?
Dans un contexte budgétaire contraint, la Ville continue d’accompagner le mouvement sportif avec responsabilité. Les subventions sont étudiées en tenant compte de critères objectifs : le nombre de licenciés, la part de Laurentins, le projet sportif, l’engagement des bénévoles, les besoins réels des clubs et les éventuelles difficultés rencontrées.
La volonté municipale est claire : rester aux côtés des associations. Elles jouent un rôle essentiel dans la vie locale. Elles participent à l’éducation des jeunes, à la cohésion sociale, à la santé et au rayonnement de Saint-Laurent-du-Var.
Il faut évidemment être rigoureux dans l’utilisation de l’argent public, mais cette rigueur ne signifie pas un désengagement. Au contraire, elle oblige à accompagner de manière juste, transparente et utile.
Le prochain grand rendez‑vous sera cet été : le BSF. À quoi doit‑on s’attendre pour cette cinquième édition ?
Cette cinquième édition du Beach Sports Festival s’annonce particulièrement ambitieuse. Le BSF est devenu un rendez-vous important de l’été laurentin, à la fois sportif, populaire, familial et ouvert au plus grand nombre.
Cette année, la programmation sportive sera très dense, avec notamment deux finales nationales consécutives de basket 3x3, les finales des championnats de France de basket et de beach-volley, ainsi qu’un grand tournoi international et européen de foot-volley.
Le festival conservera aussi son esprit caritatif, avec des temps forts dédiés à des associations. Jo-Wilfried Tsonga sera notamment présent à travers son engagement associatif autour de la pratique du tennis sur sable.
L’un des points importants, c’est que le Beach Sports Festival reste un événement largement gratuit et accessible à tous. Certains temps spécifiques peuvent avoir une vocation caritative, mais l’esprit général demeure le même : faire du sport un moment de partage, de découverte et de rassemblement.
Un message à destination des Laurentins ?
Je veux dire aux Laurentins que la Ville poursuivra son engagement en faveur du sport, aux côtés des associations, des éducateurs, des bénévoles et de tous les pratiquants.
Le sport à Saint-Laurent-du-Var, ce n’est pas seulement la compétition. C’est aussi la santé, le bien-être, l’éducation, la solidarité, la convivialité et la vie associative. C’est ce qui rassemble des générations différentes autour de valeurs communes.
Notre ambition est de continuer à développer une politique sportive accessible, exigeante et proche du terrain. Nous avons de beaux clubs, de beaux équipements, des bénévoles remarquables et une population attachée au sport. Il faut continuer à faire vivre cette dynamique, avec sérieux, humilité et enthousiasme.