COVID-19 : FIN DE PARTIE POUR LES MINEURS DANS LES ÉQUIPEMENTS SPORTIFS COUVERTS
Le couvre-feu à 18 heures, instauré samedi en France métropolitaine, s'accompagne de nouvelles règles en matière de sport.

A l'école, dans les centres aérés ou dans leur temps libre, les mineurs ne peuvent désormais plus pratiquer d'activité physique en intérieur.

Un mois après leur retour sur les terrains des gymnases ou les tatamis des dojos, le 15 décembre, les mineurs sont, depuis samedi et jusqu’à fin janvier au moins, de nouveau privés de sports en salle. « Cela concerne aussi bien les cours d’éducation physique et sportive (EPS) à l’école, au collège et au lycée, que les activités sportives périscolaires comme extrascolaires, c’est-à-dire encadrées par des associations sportives ou autres structures privées », précise le ministère dans un communiqué. 
Conséquence : plusieurs types d’établissements sportifs couverts sont « momentanément fermés pour la pratique sportive des mineurs ». L'accès aux vestiaires collectifs est donc interdit pour les mineurs et les majeurs, à l'exception de certains « publics prioritaires »  comme les sportifs professionnels et de haut niveau mais aussi les scolaires et les périscolaires.

Adultes et mineurs, tous à l'extérieur !

C’est le cas, par exemple, des ERP de type X (gymnases, piscines, dojos, etc), CTS (bulles tennis) et P (salle de danse). En revanche, les équipements de type PA (stades, aires découvertes, courts de tennis découverts…) ou tout équipement sportif assimilé à un ERP de type PA (manèges équestres) « resteront ouverts pour accueillir une pratique sportive encadrée dans le respect des protocoles applicables (distanciation, port du masque avant et après la pratique, et autres gestes barrières) ». De façon plus générale encore, la pratique des adultes comme des enfants « restera possible dans l’espace public et dans les équipements sportifs de plein air, de manière auto-organisée ou encadrée mais toujours dans le respect des normes sanitaires et sans contact entre les personnes ».
Aucune nouvelle mesure compensatrice n’a été annoncée pour soutenir les associations et les clubs impactés par le retour de cette interdiction pour les mineurs. Le gouvernement a simplement rappelé que le fonds d’urgence, dédié aux fédérations sportives, « sera débloqué dès le début de l’année 2021 »  et que le fonds de solidarité, doté de 15 millions d’euros et géré par l’Agence nationale du sport, continuera d’aider les associations, notamment non employeuses.
Contrairement aux mineurs, les adultes n’avaient pas été autorisés à se dépenser en intérieur à partir du 15 décembre. Logiquement, l’interdiction s’applique toujours. La pratique auto-organisée comme encadrée par un club ou une association reste toutefois possible dans l’espace public « dans le respect du couvre-feu (retour au domicile à 18 h maximum) et dans la limite de 6 personnes (y compris si l’activité est encadrée, l'encadrant étant comptabilisé dans le groupe de six) ».
Cette limitation du nombre de personnes ne s’applique pas dans les ERP de plein air, comme les stades, si l’activité est encadrée. 

Les sportifs professionnels et les personnes handicapées peuvent continuer à s’entrainer en intérieur

De leur côté, les sportifs professionnels, sportifs de haut niveau et autres sportifs inscrits dans le Parcours de performance fédéral, personnes en formation universitaire ou professionnelle, personnes détenant une prescription médicale APA et personnes en situation de handicap reconnu par la Maison départementale des personnes handicapées ainsi que l’encadrement nécessaire à leur pratique, « conservent l’accès à l’ensemble des équipements sportifs (plein air et couverts) ». Pour ces publics, « l’ouverture des vestiaires collectifs est autorisée, dans les conditions fixées par les protocoles sanitaires ».
Seuls les sportifs professionnels et de haut niveau et les personnes en formation universitaire, ainsi que leurs encadrants à l’image des éducateurs sportifs, sont autorisés, en revanche, à déroger au couvre-feu à 18 heures.

Les remontées mécaniques fermées au moins jusqu’à fin janvier

Les stations de ski sont dans l’expectative depuis le report de la réouverture des remontées mécaniques, espérée dans un premier temps le 7 janvier. On sait simplement que « les remontées mécaniques resteront fermées jusqu’à fin janvier – a minima - sauf pour les mineurs licenciés dans un club affilié à la Fédération française de ski (FFS) ainsi que pour les sportifs professionnels, de haut niveau et les personnels en formation continue ».
Si le ski de descente demeure interdit, « les autres activités de sports de neige (raquette, ski de fond, ski de randonnée) restent possibles pour tous dans le respect du couvre-feu, dans la limite de 6 personnes maximum lorsqu’il s’agit d’adultes (y compris si l’activité est encadrée par un professionnel). »  Cette limitation ne s’applique pas dès lors que les pratiques encadrées sont à destination des mineurs (respect du protocole sanitaire assuré par l’encadrant).

Le fonds de solidarité évolue pour les salles de sport

Le fonds de solidarité a été adapté pour certaines entreprises (salles de sport, commerces d’articles de sport…). Ces dernières peuvent notamment retenir que « le gouvernement prendra en charge jusqu’à 70 % des coûts fixes des entreprises fermées administrativement, ou des entreprises appartenant au secteur S1 et S1 bis (entreprises de location et location-bail d'articles de loisirs et de sport, enseignement de disciplines sportives et d'activités de loisirs, clubs de sport…), qui ont un chiffre d’affaires supérieur à un million d’euros par mois. Cette aide exceptionnelle s’ajoutera à l’aide du fonds de solidarité. Elle sera plafonnée à 3 millions d’euros sur la période de janvier à juin 2021 ».
Une aide complémentaire sur les charges fixes est en cours de réflexion « pour les plus petites structures comme les salles de sport et activités indoor, qui ne feraient pas 1 million d’euros de chiffre d’affaires par mois ».