Et pour cause, un nouveau public vient d’entrer dans la grande famille des stadistes. En effet, le club présidé par José Allari propose désormais du judo adapté. Une proposition longtemps dans les « tuyaux » et qui s’est matérialisée aux alentours de la Toussaint.
Tout est parti de Julia Piroud, éducatrice libérale, licenciée au club et adepte du Taïso. Séduite par la pédagogie mise en place par le SLJ qu’elle qualifie d’« efficace et pertinente », et par la vision partagée concernant la prise en charge des enfants, elle s’est rapprochée de Manu Armittano. Très vite, l’idée a germé ! Toutefois, il fallait avoir le créneau… Et c’est à ce niveau-là que la municipalité a œuvré en mettant ainsi à disposition le « petit dojo »¹ le mercredi matin. Un soutien pour lequel toutes les composantes de cette association sportive exprime toute leur gratitude.

En ce qui concerne la prise en charge et l’animation de ces séances, elle est associée à Jayson, licencié et professeur au club depuis la rentrée scolaire. Ces derniers sont assistés de Mathilde, la stagiaire de Julia, et de Johanna, en service civique. En à peine quelques séances, c’est une petite équipe soudée, motivée, et déjà très complice qui s’est créée !


Le public concerné ? Une dizaine d’enfants de 4 à 12 ans, dont huit atteints de TSA², parmi lesquels il y a un non‑voyant. À l’heure actuelle, deux sessions d’une heure³ sont proposées : de 9h à 10h puis de 10h30 à 11h30. La première a vu le jour fin octobre/début novembre 2025, la seconde début décembre. Chaque groupe est soigneusement composé par l’éducatrice et accueille 4 à 5 enfants.
Lors de ces temps, rien n’est laissé au hasard ! À commencer par le rituel d’accueil à savoir « dire bonjour » et se déchausser avant d’arpenter les tatamis. Puis vient l’échauffement autour du tapis à quoi succèdent des ateliers adaptés à chaque enfant autour de parcours et d’exercices de motricité. Chute, réception, roulade et glissade sont autant de situations données pour que nos aspirants judokas apprivoisent leur corps, gagnent en agilité, en adresse et en confiance. Pas de temps mort jusqu’au temps calme final, « quand c’est possible », sourit l’équipe. L’idée serait d’éventuellement les amener au randori à l’avenir...

Les premiers effets se voient déjà : une meilleure attention et des progrès moteurs. Ce qui se concrétise par des enfants plus ouverts aux autres et plus concernés. Mais ce ne sont pas les seuls à évoluer ! Les adultes aussi ! « Limite, c’est nous qui évoluons le plus », confie Julia. De son côté, Jayson, lui, savoure. « Au début, je préparais mes séances. Désormais je m’adapte et j’adapte. Je me sers de ce qui marche » avoue celui pour qui « cela représente un bon challenge. » Tous deux sont unanimes et résument d’un même souffle cette expérience comme étant « hyper enrichissant ».
C’est donc une nouvelle aventure collective qui se construit aux Pûgets ! Grâce au soutien de la municipalité, le Stade Laurentin Judo avance désormais sur le chemin de l’inclusion. Une voie qui correspond à l’esprit d’accueil, de transmission d’un club ayant à cœur de permettre à chacun de trouver sa place sur le tatami.
¹ Surnommé « petit dojo » par les habitués. ² TSA : Trouble du Spectre de l’Autisme. ³ Pour certains, séances d’une demi‑heure