David Bacot parle d’une période délicate, d’un groupe qui doutait sans jamais lâcher. Le déplacement chez la lanterne rouge a servi de point d’appui. Un terrain compliqué, un adversaire qui jouait sa survie, et pourtant un match maîtrisé, gagné 3–0 avec sérieux.
Le derby à Beausoleil a confirmé le redressement. Un match accroché, tendu, gagné 1–0 grâce à une solidité retrouvée. Et la réception du leader marseillais de l’USPEG a scellé la dynamique. Un 2–0 qui a ramené de la confiance et une vraie stabilité défensive. Et pourtant il assure n'avoir « rien dit de plus que d’habitude » à savoir « prendre du plaisir, se battre jusqu’au dernier match. »
La raison de ce retour de forme ? Elle est tout simple ! Elle correspond au retour de deux joueurs majeurs, dont son capitaine. A partir de là, la donne a changé pour nos stadistes. « Trois matchs, zéro but encaissé, ce n’est pas un hasard. » conclut l'entraineur laurentin.
La remontée est spectaculaire ! Avant‑derniers il y a trois mois, les U20 terminent cinquièmes. Et grâce au plan anti‑violence, son équipe a gagné une place. « Sur 30 équipes, on termine champions du fair‑play. 27 jaunes, zéro rouge. Ce point de bonus nous fait gagner une place. » confirme-t-il.
En plus cette place offre un avantage décisif : un seul match de play‑down à domicile, le 30 mai, contre Aix‑en‑Provence ou Saint‑Sylvestre. Son ancien club qu'il préfèrerait « ne pas rencontrer. »
Le plus compliqué, désormais, c’est de garder les jeunes sous tension. Le calendrier s’est vidé, les semaines se sont étirées. « On n’a pas joué depuis plus d’un mois. C’est difficile de les maintenir sous pression. » avoue-t-il.

Alors il les fait venir, il entretient le rythme, il garde le lien. Il sait que le groupe répondra au moment venu. « Ils sont très solidaires. Le jour J, ils donneront tout. »
La saison a aussi été marquée par une élimination administrative en Coupe. Une décision vécue comme une injustice. « On n’a pas perdu de match. Le district nous a disqualifiés alors que tous mes joueurs sont U19. J’avais demandé en novembre si on avait le droit de participer, ils n’ont jamais répondu. » souligne-t-il un brin dépité.
À chaud, le coach parle d’une année enrichissante, mais éprouvante sous certains aspects.
À commencer par l'effectif et sa gestion. Il a commencé sa saison avec un groupe comprenant vingt‑cinq joueurs... Il en reste quatorze pour le dernier rendez‑vous.
Au niveau sportif, « on a gagné huit matchs, mais on a perdu trop de rencontres à l’extérieur. Beaucoup découvraient le niveau. » concède-t-il.
Son souhait : que l’équipe se maintienne pour offrir une continuité à cette génération soudée, marquée par des moments forts comme le voyage à Salou.
Malgré un flou concernant la saison prochaine, David y pense et commence à la préparer tout de même. « J’ai envie de porter haut les couleurs de Saint‑Laurent, d’être attractif pour les jeunes. Être une locomotive pour eux. » souligne ce bénévole qui croit dur comme fer qu'il y a encore plein de belles choses à faire avec le Stade Laurentin.
Mais pour l'heure, il y a un match à aller gagner samedi ! Souhaitons leur la même réussite que pour leurs dernières rencontres... Avis au public ! Rendez-vous est donné à 15h au Stade Léon Bérenger.