Un club historique de la « Porte de France » dont toutes les composantes ont la passion du ballon rond chevillée au corps. Et la section foot loisir ne fait pas exception ! Loin de là même…
Car à Saint-Laurent, on peut jouer en loisir de 7 à 14 ans ! Il faut le dire. « Le foot loisir bénéficie des mêmes entraînements, des mêmes qualités que les autres. La seule différence, c’est que les enfants sont dans une transition pour intégrer ensuite des équipes » nous confie Georges, le responsable de l’école de foot. Résumant ensuite la philosophie mise au Stade Laurentin par « on progresse, on travaille, mais on est là pour prendre du plaisir. »
Cette proposition est donc une porte d’entrée idéale pour découvrir ce sport. Le public visé : tous ceux qui souhaitent découvrir les joies du football ou qui ont besoin d’un temps d’apprentissage avant de rejoindre les équipes engagées en compétition.
À l’occasion de notre reportage, nous avons l’opportunité d’aller à la rencontre d’Antoine et de son groupe composé d’une douzaine d’enfants aussi vifs que motivés.


Ce dernier les accueille, depuis trois ans, tous les mercredis matin de 11 h à 12 h 30 au stade Léon‑Bérenger. Une heure et demie durant laquelle celui qui a pris sa première licence à « St Lo » en 1979 met en place une pédagogie axée sur le développement de ses jeunes protégés.
Des jeunes avec qui « il faut être patient », expliquant que « certains n’ont pas la maîtrise technique, d’autres l’ont plus naturellement » et qu’« il faut répéter les gestes ».
Sa méthode ? Toucher le ballon, encore et toujours. « Je leur fais toucher énormément le ballon. Dès l’échauffement, ils doivent utiliser toutes les surfaces du pied, des deux côtés. »



Conduites de balle, passes, centres, frappes, reprises de volée… autant d’aspects de ce sport abordés lors d’ateliers s’enchaînant toujours de manière ludique. « Ils ne font pas de compétition le week-end, donc je veux qu’ils prennent du plaisir. » souligne-t-il.
Lors de ces entraînements, les préférences naturelles pointent le bout de leur nez. « Sur dix gamins, trois ou quatre aiment jouer en défense. Les autres veulent être attaquants. » sourit Antoine. Et surprise : « La moitié adore être gardien ! Ils lèvent la main tout de suite. » Un poste vécu ici comme un plaisir, jamais comme une punition.





Toutefois, le plaisir n’exclut pas l’exigence et la rigueur ! « Dès qu’une touche est mal faite ou qu’une règle n’est pas respectée, on arrête et on recommence. » insiste l’éducateur.
La séance se termine toujours par un long match de 25 à 30 minutes. Un moment attendu, où l’on joue, où l’on apprend à s’excuser, à relever l’adversaire, à se serrer la main, à gagner… et aussi à perdre.



Et son plaisir en tant qu’éducateur ? Accueillir des enfants qui, ailleurs, seraient peut-être refusés. « Ils n’ont pas encore le niveau, c’est leur première année… Nous, on ne les laisse pas de côté ! »

Son objectif est clair : les faire progresser, les amener doucement vers la compétition. Certains participeront à deux ou trois tournois, d’autres rejoindront une équipe en cours de saison ou l’année suivante.
Et même si les opportunités ne se présentent pas immédiatement, et qu’ils désirent continuer ? Ces « footeux » en herbe auront la possibilité de prolonger l’aventure grâce à Aymé, qui les accueillera jusqu’à leurs 14 ans. Une autre preuve que les Stadistes ne laissent personne sur le bord du chemin !