Publié le 30/04/26 par Nicolas DUBOSCQ

Le Stade Laurentin Basket décroche le label MiniBasket trois étoiles

Le Stade Laurentin Basket a reçu ce week‑end la visite de la Fédération française de basket‑ball pour la remise officielle du label MiniBasket 3 étoiles. Une distinction rare, qui vient saluer le travail de formation mené depuis des années au club.

(de gauche à droite de la photo de couverture : Maguy Trifogli et Alban Le Bigot)

À cette occasion, la présidente Maguy Trifogli et Alban Le Bigot, représentant de la FFBB, ont partagé leur regard sur cette reconnaissance et sur la dynamique du basket dans les Alpes‑Maritimes.


Maguy Trifogli, présidente du Stade Laurentin Basket

Pouvez‑vous nous donner votre sentiment sur le fait d’avoir désormais ce label MiniBasket ?

Je suis aujourd’hui très honorée de recevoir cette haute distinction de la Commission fédérale MiniBasket, qui met en avant le travail de qualité et les valeurs qu’on inculque à nos jeunes licenciés. Aujourd’hui, on a plus de 135 licenciés au niveau mini‑basket, avec garçons et filles réunis, la mixité est bien là. Tous les gamins participent à des plateaux organisés par le comité. On est dans une démarche de formation dès le plus jeune âge, puisqu’on accueille dès 3 ans, 3 ans et demi, jusqu’au U11.

Et quels sont les critères qui permettent d’obtenir ce label ?

Les critères ? C’est un dossier qui est très compliqué, très complexe ! Et je remercie ma secrétaire générale qui fait un gros boulot — de plusieurs mois, ndlr — là‑dessus. Il y a un tas de critères qui rentrent en compte : comment on accueille les enfants, ce qu’on propose, la sécurité, tout ce qui est mis en avant. Tout ça est mis en avant. Sans oublier ce dont j’ai parlé précédemment, comme la participation aux manifestations organisées par les structures fédérales.


Alban Le Bigot, représentant de la FFBB

Qu’est‑ce qui fait la difficulté de l’obtention de ce label ?

Saint‑Laurent‑du‑Var a obtenu directement le label 3 étoiles. Cela répond à une vraie densité de dossiers, qui relève de l’aspect structurel, de la qualité des équipements permettant d’accueillir les jeunes. C’est également la qualité de l’encadrement humain, avec une belle densité de jeunes diplômés qui viennent accompagner ces jeunes‑là. C’est aussi un état d’esprit, une inscription dans les valeurs de partage et de transmission du basket pour les plus jeunes par une génération d’entraîneurs.

Hormis la reconnaissance du travail effectué et l’investissement des bénévoles, qu’est‑ce que cela peut apporter à un club d’avoir un label 3 étoiles ?

C’est une reconnaissance de la culture de la formation. C’est central pour nous à la Fédération de basket. Sur les plans sociétal, social et sportif, ces labels témoignent de cette qualité. Cela permet un éclairage local et national, car il n’existe plus beaucoup d’écoles mini‑basket qui ont trois étoiles, ce qui met en valeur la qualité de la formation locale.

Pouvez‑vous me parler du basket dans les Alpes‑Maritimes ? Le 06 est‑il un département de basket ?

C’est un département dynamique, avec des clubs professionnels comme Antibes et Nice. Ce sont deux têtes de proue qui tractent et donnent envie aux plus jeunes de pratiquer. Dans les Alpes‑Maritimes, plusieurs clubs refusent chaque année un grand nombre d’enfants, faute de structure ou peut‑être d’éducateurs. Cela illustre la dynamique présente sur le territoire.