JULIA HOFF : " LE TEMPS COMMENCE À ÊTRE LONG "
Après un premier succès prometteur à Mandelieu, le rideau est tombé. La coach de la Pré-Nationale féminine du Volley-Ball Stade Laurentin revient sur une saison dont la finalité est aujourd'hui plus qu'incertaine...

Le ciel commence sérieusement à s'assombrir pour les seniors amateurs de France et particulièrement pour ceux des Alpes-Maritimes qui ont fait partie des premiers à subir le nouveau couvre-feu de 18 heures. Dans ce contexte, la réserve évoluant en Pré-Nationale, est à l'arrêt. Et n'a pu disputer qu'un seul match, le 26 septembre dernier, pour un succès très intéressant en cinq sets à Mandelieu. Julia Hoff se retrouve face à une situation paradoxale puisqu'elle coach une équipe qui ne peut jouer en compétition et joue en tant que libero en Elite.

 
"Je peux comprendre que pour mes filles de Pré-Nationale féminine se soit injuste. J'ai un groupe composé de filles passionnées qui est triste de ne quasiment pas jouer depuis prêt d'un an", explique la technicienne. La déception et l'impuissance a semble-t-il pris le dessus sur la satisfaction d'un premier succès qui avait scellé une belle préparation. "Nous avions repris fin août et les filles m'avaient proposé de belles choses grâce à un excellent investissement. Gagner à Mandelieu, un des gros du championnat, promettait de belles choses. Mais nous n'avons pu avoir de suite..."
 
C'est surtout psychologiquement que la situation commence à se tendre. Sans but et sans visibilité, il devient évidemment difficile de tenir de façon sérieuse le programme de trois séances hebdomadaire transmis par l'entraîneur. "Ce que je sais, c'est que mon groupe sera très motivé lorsqu'on pourra reprendre. Mais il est évident que le temps commence à être long surtout que nous n'avons aucune visibilité. Toutes les équipes sont et seront dans le même état physique, mental et collectif : il faudra tout reprendre à zéro. J'avais fait en sorte de prodiguer aux filles des exercices simples à faire à la maison, sans matériel spécifique. Je sais qu'au début, elles s'y sont tenues sérieusement, car nous avions encore l'espoir de reprendre rapidement. Mais voilà maintenant trois mois et demi que nous n'avons plus joué ni eu d'entraînement collectif en salle."
 
Si aujourd'hui conclure un championnat est impossible, il en va de même, week-end après week-end, pour aller, au moins, au bout de la première phase. S'oriente-t-on vers une saison blanche où sera t-il possible, à minima, de disputer quelques rencontres à partir du mois de mars ou du moins d'avril ? Peu à peu, les espoirs s'envolent. Il viendra le moment, d'ici peu de temps désormais, de commencer à aborder les contours de l'effectif et des objectifs pour la saison 2021-2022. En effet, puisqu'il faut considérer que les collectifs auront besoin, au moins, de quatre à six semaines de préparation, la saison actuelle a-t-elle encore sens ? N'était-il pas préférable de réfléchir déjà à l'avenir ?