Publié le 26/05/26 par Nicolas DUBOSCQ

David Bacot : « Le jour J, ils donneront tout »

La fin de saison des U20R a pris un tournant inattendu. Il y a quelques semaines encore, l’équipe glissait, enchaînait les défaites et les frustrations, cherchait un second souffle. Puis tout s’est remis en place en trois matchs.

David Bacot parle d’une période délicate, d’un groupe qui doutait sans jamais lâcher. Le déplacement chez la lanterne rouge a servi de point d’appui. Un terrain compliqué, un adversaire qui jouait sa survie, et pourtant un match maîtrisé, gagné 3–0 avec sérieux.

Le derby à Beausoleil a confirmé le redressement. Un match accroché, tendu, gagné 1–0 grâce à une solidité retrouvée. Et la réception du leader marseillais de l’USPEG a scellé la dynamique. Un 2–0 qui a ramené de la confiance et une vraie stabilité défensive. Et pourtant il assure n'avoir « rien dit de plus que d’habitude » à savoir « prendre du plaisir, se battre jusqu’au dernier match. » 

La raison de ce retour de forme ? Elle est tout simple ! Elle correspond au retour de deux joueurs majeurs, dont son capitaine. A partir de là, la donne a changé pour nos stadistes. « Trois matchs, zéro but encaissé, ce n’est pas un hasard. » conclut l'entraineur laurentin.

La remontée est spectaculaire ! Avant‑derniers il y a trois mois, les U20 terminent cinquièmes. Et grâce au plan anti‑violence, son équipe a gagné une place. « Sur 30 équipes, on termine champions du fair‑play. 27 jaunes, zéro rouge. Ce point de bonus nous fait gagner une place. » confirme-t-il.

En plus cette place offre un avantage décisif : un seul match de play‑down à domicile, le 30 mai, contre Aix‑en‑Provence ou Saint‑Sylvestre. Son ancien club qu'il préfèrerait « ne pas rencontrer. »

Le plus compliqué, désormais, c’est de garder les jeunes sous tension. Le calendrier s’est vidé, les semaines se sont étirées. « On n’a pas joué depuis plus d’un mois. C’est difficile de les maintenir sous pression. » avoue-t-il.



Alors il les fait venir, il entretient le rythme, il garde le lien. Il sait que le groupe répondra au moment venu. « Ils sont très solidaires. Le jour J, ils donneront tout. »

La saison a aussi été marquée par une élimination administrative en Coupe. Une décision vécue comme une injustice. « On n’a pas perdu de match. Le district nous a disqualifiés alors que tous mes joueurs sont U19. J’avais demandé en novembre si on avait le droit de participer, ils n’ont jamais répondu. » souligne-t-il un brin dépité.

À chaud, le coach parle d’une année enrichissante, mais éprouvante sous certains aspects.

À commencer par l'effectif et sa gestion. Il a commencé sa saison avec un groupe comprenant vingt‑cinq joueurs... Il en reste quatorze pour le dernier rendez‑vous. 

Au niveau sportif, « on a gagné huit matchs, mais on a perdu trop de rencontres à l’extérieur. Beaucoup découvraient le niveau. » concède-t-il. 

Son souhait : que l’équipe se maintienne pour offrir une continuité à cette génération soudée, marquée par des moments forts comme le voyage à Salou.

Malgré un flou concernant la saison prochaine, David y pense et commence à la préparer tout de même. « J’ai envie de porter haut les couleurs de Saint‑Laurent, d’être attractif pour les jeunes. Être une locomotive pour eux. » souligne ce bénévole qui croit dur comme fer qu'il y a encore plein de belles choses à faire avec le Stade Laurentin. 

Mais pour l'heure, il y a un match à aller gagner samedi ! Souhaitons leur la même réussite que pour leurs dernières rencontres... Avis au public ! Rendez-vous est donné à 15h au Stade Léon Bérenger.